L’art de la feinte : musique et malice dans un village tsigane de Roumanie

par Victor Alexandre Stoichită

Thèse de doctorat en Ethnomusicologie

Sous la direction de Bernard Lortat-Jacob.

Soutenue en 2006

à Paris 10 .


  • Résumé

    Cette thèse porte sur la notion de ruse dans un village de musiciens tsiganes de Moldavie (Zece Prăjini – Roumanie). Les Prăjiniens utilisent plusieurs termes pour en parler, dont «mecheria» et «ciorănia». Ce mode d'action est pour eux nécessaire dans la vie quotidienne mais aussi, dans l'exercice de la profession de musicien (qui est la principale source de revenus des villageois). Il s'agit de décrire cette manière particulière d'agir, ses enjeux et les idées qui s'y rattachent. La description est locale (limitée à une communauté restreinte, dans une situation particulière) mais en principe, le mode d'action, lui, ne l'est pas. Ruses et malices ne sont pas l'invention des Prăjiniens mais ces derniers y sont, simplement, particulièrement attentifs. Suivre ce mode d'action requiert de décrire une courbe complexe, un noeud qui traverse aussi bien le répertoire musical, que sa mise en œuvre dans la performance, l'appartenance ethnique des villageois et leur vie quotidienne, la rumeur du village et celle du monde environnant. La première partie tente de cerner le type de rapports que les Prăjiniens (qui sont Tsiganes) entretiennent avec leurs voisins et clients (Roumains). La seconde partie est consacrée à la musique des fêtes moldaves, en tant que celle-ci est un fonds de commerce pour les musiciens. La troisième partie poursuit l'exploration du répertoire musical et de la manière de s'en servir, en se concentrant sur le lien entre ruse et innovation.

  • Titre traduit

    Being smart, being musician : the profession of Lautar in a Gypsy village of Romania


  • Résumé

    The topic of this dissertation is a particular notion, named ciorănia or șmecheria which could be translated as «wit» or «smartness». I study it in the village Zece Prăjini (Moldavia-Romania). In this Gypsy village, most of the money arrives through the professional musicians. The latter play for the Romanians' ceremonies (weddings, funerals, etc. ). According to the Prajineans, șmecheria is necessary in daily life but also, in music playing. I try to understand the coherence of this way of acting through its multiple manifestations. The first part presents the kind of relations the Prăjineans (Gypsies) have with their clients and neighbours (mainly Romanians). The second part analyses the merchandise proposed by the professional musicians (i. E. Their music). The third part continues the exploration of the musical repertoire (and the ways to use it), by focusing on the link between șmecheria and technical innovation.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (XXXVIII-533 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 513-533

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  • Bibliothèque : Université Paris Nanterre. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 06 PA10-170

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2006PA100170
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