Ressources génétiques et phytogéographie des huitres creuses crassostrea gigas et crassostrea angulata : variabilité, différenciation et adaptation des populations naturelles et introduites

par Arnaud Huvet

Thèse de doctorat en Sciences biologiques fondamentales et appliquées

Sous la direction de Georges Périquet.

Soutenue en 2000

à Tours .


  • Résumé

    L'huitre creuse japonaise Crassostrea gigas et portugaise C. Angulata ont été respectivement décrites par Thunberg (1793) et Lamarck (1819). Mais les similitudes morphologiques et l'homogénéité des fréquences allozymiques entre populations ont conduit de nombreux auteurs à proposer l'existence d'une seule et même espèce. L'analyse récente d'un gène mitochondrial a permis de déterminer l'origine asiatique de C. Angulata, soulignant l'intérêt de l'étude de la différenciation génétique et phénotypique entre les deux taxons. La notion biologique d'espèce a tout d'abord été examinée. Des croisements de 1 ère et 2 è me génération ont montre la viabilité et fertilité des hybrides. L'analyse de la compétition spermatique par marqueurs microsatellites ne montre pas d'isolement reproductif, même partiel, et le séquençage du fragment ITS 1 confirme la forte proximité génétique des deux taxons. Les patrons de differenciation génétique observes par marqueurs microsatellites et mitochondriaux apparaissent similaires. L'origine asiatique de C. Angulata est donc confirmée. Le fort niveau de polymorphisme des marqueurs microsatellites explique partiellement les plus faibles valeurs observées de différenciation. Une différence de distribution des allèles microsatellites entre taxons a permis le développement d'un nouveau marqueur nucléaire, mettant en évidence des phénomènes d'hybridation naturelle dans la zone du sud de l' Europe, ou l'activité ostréicole met aujourd'hui les deux taxons en contact. L'étude de caractères phénotypiques a été réalisée en milieu naturel et contrôlé sur des descendances d'écloserie. Les résultats montrent une meilleure croissance de C. Gigas et une période de reproduction plus longue chez C. Angulata. Des mesures physiologiques montrent un plus fort taux de respiration du naissain C. Gigas, ainsi qu'un temps de filtration supérieur chez les adultes. La différence de croissance pourrait donc être expliquée par le temps de filtration et l'effort de reproduction.


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  • Détails : 1 vol. (202 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 173-202

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