Interactions plantes-pollinisateurs et biologie de la conservation : comportement des insectes et succès reproducteur des plantes ; cas des plantes trompeuses et du trolle d'Europe

par Jean-Baptiste Ferdy

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Pierre-Henri Gouyon et de Jacques Moret.

Le président du jury était Robert Barbault.

Le jury était composé de Finn Kjellberg, Pierre-Henri Gouyon, Jacques Moret.

Les rapporteurs étaient Thomas Johannes de Jong, Irène Till-Bottraud.

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  • Résumé

    Pour construire des modèles évolutifs, il est nécessaire de relier le génotype des individus a leur valeur sélective. De plus en plus, on cherche à trouver ce lien dans des situations complexes d'interaction entre organismes. Le but de ce travail est de définir dans deux cas particuliers (celui des orchidées trompeuses et du trolle d'Europe) des modèles qui permettent de prendre en compte le comportement des pollinisateurs dans l'estimation du succès reproducteur des plantes. Les orchidées trompeuses ne produisent pas de récompense pour leurs pollinisateurs. Ces derniers ne visitent les fleurs trompeuses que parce qu'ils ne savent pas, a priori, qu'elles n'offrent aucune nourriture. Leurs visites se poursuivent tant qu'ils n'ont pas fait cet apprentissage. Le comportement des pollinisateurs de plantes trompeuses se distingue donc de celui des pollinisateurs de plantes nectarifères. Nous avons pu montrer que ce comportement affectait la survie des populations de plantes trompeuses (en créant des effets allée et des équilibres démographiques stables), mais aussi leur taux d'autofécondation et l'isolement reproducteur entre des espèces de plantes trompeuses proches. Le trolle d'Europe est, lui, associe de façon stricte à ses pollinisateurs qui appartiennent tous au genre chiastocheta. Il ne peut pas être pollinisé par d'autres insectes. Les femelles de ces mouches pondent leurs ufs dans les fleurs du trolle, et les larves issues de ces pontes ne peuvent pas se nourrir d'autre chose que des graines produites par le trolle. Le comportement de certaines espèces de mouche semble être mutualiste, l'évolution de ce type de comportement dans un cadre darwinien posant problème. Nous présentons ici un modèle évolutif qui montre le rôle de la compétition entre larves au sein des fleurs de trolle dans l'évolution de ces comportements. Des conséquences évolutives, mais aussi en termes de biologie de la conservation, sont tirées de ces analyses.


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  • Détails : 2 vol. (65 p., pagination multiple)
  • Annexes : Bibliogr.

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  • Bibliothèque : Muséum national d'histoire naturelle. Bibliothèque centrale.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 1999 -- 14 - 1
  • Bibliothèque : Muséum national d'histoire naturelle. Bibliothèque centrale.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 1999 -- 14 - 2
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