Le thème de l'émigration dans l'oeuvre en prose de Nina Berberova : mémoire et création

par Gayaneh Armaganian-Le Vu

Thèse de doctorat en Études slaves

Sous la direction de Michel Aucouturier.

Soutenue en 1999

à Paris 4 .


  • Résumé

    Nina Berberova, poète et prosateur russe (1901-1993), avait choisi dès son premier roman « Les derniers et les premiers » (1930) le thème de la vie des émigrés russes à Paris. C'est aussi cette communauté que Berberova évoque dans les récits tragi-comiques des chroniques de Billancourt (1929-1940). Les effets de l'expérience de l'exil sur l'individu se trouvent au coeur des enjeux qui sous-tendent les récits et les romans de Berberova (L'accompagnatrice, Le laquais et la putain, Astachev à Paris, La souveraine, Le livre du bonheur). Le thème de l'exil et de l'errance va évoluer au cours de son oeuvre pour devenir, dans A la mémoire de Schliemann (1958) et Le mal noir (1959) métaphore et condition ultime. C'est là que s'affirme l'originalité de Berberova en tant qu'écrivain de l’émigration, car refusant de faire du passé son refuge, elle a cherché à donner force et vigueur à un héros positif qui refuserait la nostalgie et tournerait le dos à une dubitation stérile. L'étude de son oeuvre permet d'établir un bilan de l'apport d'un « jeune » prosateur émigré à la littérature russe du XXe siècle, un prosateur qui a su utiliser le désarroi généré par l'exil pour inscrire ses personnages dans les courants littéraires modernistes.

  • Titre traduit

    The theme of emigration in Nina Berberova's works in prose : memory and creation


  • Résumé

    Nina Berberova, a Russian poet and prose-writer (1901-1993), had chosen to relate the life of Russian migrants in Paris right from the beginning of her career in her first novel The last and the first (1930). It is also this community that Berberova evokes in the tragicomic stories of Billancourt chronicles (1929-1940). The impact of exile on the individual lies at the core of Berberova's stories and novels (The accompanist; The waiter and the slut; Astachev in Paris ; The empress, the book of happiness). The themes of exile and wandering evolved through the years and became, in to the Memories of Schliemann (1958) and Black pestilence (1959), the ultimate metaphors and conditions of these new migrants. This is where one can see the originality of Berberova as a migrant writer. While she refused to take refuge in the past, she endeavored to give strength and vogor to positive heroes who turned their backs on nostalgia and fruitless doubt. The analysis of her work allows to assess the “young” writer's contribution to 20th century Russian literature. She knew to use exiled people's disarray to turn characters into modernist figures.

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Informations

  • Détails : 422 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 123 ref.

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