La transmission du savoir aux jeunes filles en Angleterre au dix-huitième siècle

par Sophie Loussouarn

Thèse de doctorat en Études anglaises

Sous la direction de Pierre Arnaud.

Soutenue en 1996

à Paris 4 .


  • Résumé

    Soucieux de la diffusion et de l'acquisition du savoir, le siècle des Lumières va se pencher sur l'éducation des filles, jusque-là laissées pour compte en matière d'instruction. Les anglais contestent la place accordée aux arts d'agrément et reconnaissent l'importance du savoir intellectuel. Sans pour autant prôner la transmission des mêmes connaissances aux garçons et aux filles, les éducateurs déterminent le contenu de l'enseignement en fonction du destin auquel les filles sont promises. Néanmoins, la transmission du savoir reflète surtout le privilège de la naissance et l'étendue de la fortune familiale, à une époque où l'éducation est laissée à l'initiative des parents ou des proches. La famille reste une pépinière privilégiée pour l'éducation des jeunes filles de l'aristocratie, encadrées par une gouvernante, parfois assistée de précepteurs. Les manuels se multiplient, constituant autant de supports écrits pour l'éducation. Un réseau d'écoles se développe alors en Angleterre, suscitant un débat relatif au lieu le plus propice à la transmission du savoir. A côté des internats et des externats, réservés aux jeunes filles les plus privilégiées, des écoles de charité sont créées par des philanthropes, afin de permettre l'accès des filles pauvres ou orphelines au savoir élémentaire et de leur garantir un travail grâce à l'apprentissage de savoir-faire. Les manuels de bienséance reflètent l'image traditionnelle de la femme et les traités d'éducation ébauchent des projets pédagogiques novateurs. Cependant, l'écart entre théorie et pratique, le choc entre nouveauté et tradition, progrès et archaïsme restent énormes. Le dix-huitième siècle ne marque pas moins une étape décisive dans le domaine de l'éducation des filles en Angleterre.

  • Titre traduit

    Girls' Education Eighteenth-Century England


  • Résumé

    The age of enlightenment has highly contributed to the development of girls' education which had been previously neglected. English moralists were very critical of the emphasis placed on accomplishments and tended to stress the importance of academic knowledge instead. Educationalists did not advocate the same education for boys and girls. They built up their syllabus in view of the future awaiting the girls. Nevertheless, education reflected the privilege of birth and the wealth of a family at a time when education was left to the appreciation of parents and relatives. The family remained the best place for the nurture of young girls belonging to the aristocracy, who were overseen by a governess sometimes assisted by tutors. More and more schoolbooks were produced to create a written basis for education. Henceforth a network of schools developed in England giving rise to debate on the most appropriate place for the acquisition of knowledge. Boarding schools and day schools provided for the academic education of the wealthiest young ladies, while charity-schools were being opened by philanthropists, in order to enable poor girls and orphans to acquire the basics, then skills, before apprenticeship. Conduct-books were the mirror of the traditional image of woman. Furthermore, the theories of education drafted innovative teaching methods and yet, the gap between theory and practise, the clash between novelty and tradition, the conflict between progress and archaism were very much in evidence. The eighteenth-century is nonetheless a milestone in girls' education in England.

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