La poésie de la solitude en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle : 1725-1785

par Elisabeth Soubrenie

Thèse de doctorat en Études anglaises

Sous la direction de Suzy Halimi.

Soutenue en 1993

à Paris 3 .


  • Résumé

    In prosperous 18th-century britain the right for the individual to leave society for solitude was much debated. Through cross-currents of philanthropy and misanthropy, the response of poetry from 1725 to 1785 was manifold. Not only did the enjoyement of intellectually fruitful solitude develop on physico-theological lines (thomson), but also a growing awareness of the pleasures of melancholy (t. & j. Warton). Searching the limits of solitude through gentle or sublime nature (excursion poets, thomson, cowper), man was soon faced with the infinite (young, hervey), before collapsing beyond a point of no return. Disarray was stressed by religious questioning : was solitude an ordeal toward reunion with fod, or a token of man's alienation from god's grace ? despite the fear of madness and the appeal of suicide, the fall into the abyss of isolation was counterbalanced by a somewhat recevered sense of the self as a reliable centre, beyond loomng nothingness (graveyard school), landscape gardens also sheltered the quest for a decent aurea mediocritas (gray) within the great chain of being the poet could laugh off his fear into; poetry-writing (green), but poetry could also be the work of madness (smart), unless it remained framed by neoclassical poetic diction, turning solitude into a paradoxical tutelary presence.

  • Titre traduit

    The poetry of solitude in eighteenth-century britain. 1725-1785


  • Résumé

    Au 18e siecle s'affirme le rayonnement britannique, tandis que se pose la question de la legitimite de la solitude : l'individu peut-il a tout moment quitter la societe ? misanthropie et philanthropie s'affrontent, et, entre 1725 et 1785 la poesie repond diversement. Dans une solitude studieuse et physico-theologique se developpent un art de vivre imite des anciens (thomson), et un penchant pour la melancolie contemplative (t. & j. Warton). A la recherche des limites de la solitude dans le spectacle familier ou sublime de la nature (dyer, thomson, cowper), le poete decouvre l'infini (young, hervey); mais son errance mal maitrisee l'entraine au naufrage metaphysique. Ce desarroi est renforce par l'interrogation religieuse : la solitude est-elle une initiation douloureuse menant a dieu, ou le signe de l'alienation decretee par un dieu terrible ? la hantise de la folie et l'attrait du suicide augmentent. Or, a la chute dans la spirale de l'isolement repond la reconquete partielle d'un centre dans l'asile du jardin (landscape gardening). Si la me nace du neant demeure (graveyard school), loin des extremes se poursuit la quete du juste milieu (gray), dans le respect de la chaine des etres. L'activite poetique peut avoir un role cathartique (green); la poesie peut aussi etre l'oeuvre de la folie (smart), a moins d'enfermer la solitude dans le paradoxe rhetorique d'une presence allegorique et tutelaire.

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